Elles sont conçues pour alimenter la chambre de combustion avec des propergols provenant de réservoirs pressurisés à des centaines d’atmosphères.
Elles ont une densité de puissance énorme (par exemple 6500 CV pour une masse de 250 kilogrammes), sont exposés à des environnements extrêmes (températures allant de la cryogénie à plus de 1000 °C), supportent des liquides très agressifs comme l’oxygène liquide, et fonctionnent à des vitesses de rotation très élevées.
OMS est responsable de la production, pour AVIO, de certains composants de turbopompes à oxygène liquide pour le moteur Vulcain 2 et le nouveau moteur à propergol liquide VINCI.
Vulcain est un moteur cryogénique propulsant l’Étage Principal Cryotechnique (EPC) du lanceur spatial Ariane 5. Bien que mis en fonctionnement au sol pour des raisons techniques il n’assure qu’environ 10 % de la poussée produite au décollage, et est principalement employé pendant la deuxième phase de vol, après le largage des deux propulseurs d’appoint latéraux, ou étages d’accélération à poudre (EAP ou P230), assurant eux 90 % de la poussée au décollage.
Il existe plusieurs versions de ce moteur :
Le Vinci est le premier moteur à cycle d’expansion européen qui exploite la chaleur cédée par la buse à l’hydrogène liquide destiné à la chambre de combustion pour déplacer la turbine de la turbopompe d’alimentation au lieu de recourir à une chambre de combustion supplémentaire.
Par rapport à son prédécesseur (le HM7B), est la capacité de redémarrer jusqu’à quatre fois (pour un total de 900 secondes de fonctionnement) afin d’assurer le lancement de plusieurs satellites sur des orbites différentes. Le moteur dispose d’une buse extensible en céramique de carbone afin d’avoir une grande extension de buse de 2,15 m de diamètre avec une longueur minimale : la partie de buse rétractée est déployée seulement après que l’étage supérieur se sépare du reste de la fusée; après extension, la longueur hors tout du moteur passe de 2,3 m à 4,2 m.